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«Le contrat de travail unique n’est pas la solution»
Par FmR le vendredi 20 avril 2007, 11:49 - Tendances - Lien permanent
L’ANDCP (Association Nationale des DRH) a mené une enquête auprès de ses membres pour alimenter le débat sur le contrat de travail. Mais apparemment pour les DRH, la question de fond c'est bien la flexibilité. Egalement Interrogés sur les freins à l'embauche, les DRH mettent en avant le manque de visibilité de la conjoncture et surtout, la pénurie de compétences sur le marché du travail.
Voir le sondage sur le site de l'ANDCP.
Lire l'article sur ce sondage dans le Monde informatique.


Commentaires
La flexibilité c'est bien, mais cela veut dire contrat précaire...
Or , essayer d'avoir un prêt, un logement,... avec des contrat précaire à vie... en France ce n'est pas possible, il faudrait changer les mentalités avant !
Tout à fait d'accord, la flexibilité ne peut pas être uniquement supportée par les salariés. On ne peut pas à la fois leur demander d'accepter la précarité sans aucune contrepartie et sans garantie dans la vie de tous les jours. On parle beaucoup de flexi-sécurité mais avant de pouvoir importer ce modèle en France, il faudrait d'abord pouvoir trouver facilement un travail, être correctement indemnisé pendant les périodes de transition et ne pas être stigmatisé lorsqu'on est au chômage.
Dommage qu'on ne sache pas quels secteurs professionnels sont les plus représentés dans les 10% de DRH qui ont répondu... surtout quand on voit un chiffre comme 74% qui dénoncent "la pénurie de certaines compétences"... si on ne cherche pas plus loin est-on en droit de comprendre que 74% des entreprises n'arrivent pas à recruter par manque de candidats compétents ?
En étant plus critique : si l'asso pro des DRH ne publie pas une définition qualitative et quantitative de ses panels, je ne vois pas en quoi leur parole aurait une valeur dans un "débat sur le contrat de travail". Cette omission m'apparait extrêmement dangereuse dans le contexte socio-politique tendu de l'emploi aujourd'hui.
La pénurie de compétences ne signifie pas que les candidats manquent de compétences mais que sur certains profils, dans certains bassins d'emplois, les entreprises ne trouvent pas le candidat qui correspond au poste. Elles sont peut-être trop exigeantes et cherchent systématiquement un mouton à cinq pattes, mais il y a aussi un problème de mobilité du côté des postulants. Chacun ses contraintes !
Concernant le panel de l'étude, tu as raison, cependant le débat devrait plutôt se porter sur les manières de rapprocher les besoins des entreprises et les attentes des candidats, plutôt que de légiférer sur les formes du travail.
Je critiquais le document publié par cette association professionnelle plutôt que la nature du débat. A la recherche d'un consensus, les documents publiés doivent être "entiers" pour être retenus par les partis adverses et je m'étonnais qu'une telle asso pro prétende alors débattre en omettant volontairement ou non des informations capitales à la qualité de ce rapport.
Personnellement, et effectivement, je ne parviens pas à comprendre la fuite d'un consensus entre employeurs, candidats et autres partenaires sociaux (même si je crois savoir qui y perdrait...). Mais ça c'est malheureusement une tendance. Le rejet virulent du CPE aurait pû etre le signe qu'il faille penser les choses différemment...
Les sondages ont leur limites, les panels aussi, en l'occurrence je ne pense pas que ce soit une ommission volontaire.
Quant au dialogue social, il y a aussi beaucoup à faire. C'est un problème beaucoup plus global : quelle représentativité pour les syndicats, quelle légitimité ? Sans parler de la qualité d'écoute du patronat. A ce niveau-là, il faudrait beaucoup plus de dialogue et de démocratie, tout simplement.
Je ne pense pas que l'omission soit volontaire non plus mais est-ce une bonne excuse ? c'est justement parce que les panels et sondages ont leurs limites qu'il faut les définir qualitativement et quantitativement afin de relativiser ce qui est avancé.
J'ai la sensation que la globalisation du problème pousse syndicats et entreprises à s'auto-stéréotypés jusqu'à l'ubuesque. La création du dialogue risque alors d'être "funky"... (est-il souhaité par tout le monde déjà ?) et quel modérateur pour ce dialogue ? en saura-t-on plus le 6mai ?
Bonjour,
J'ai lu avec attention vos commentaires sur notre enquête. Si tout n'est pas publié, c'est simplement dans un souci d'être largement repris par les medias. Il faut savoir choisir les informations pertinentes qui illustrent le sens de notre message : ce n'est pas la forme du contrat de travail qui est au coeur du débat mais bien la gestion de la flexibilité.
Quant à notre panel, voici quelques précisions :
- Près de 45% des répondants sont du secteur de l'Industrie
Suivent le Secteur du Commerce, des services collectifs, de l'Immobilier, des transports, activités financières, Construction ...
- La région IDF est la plus représentée mais les répondants représentent l'ensemble du territoire
- La taille de l'entreprise : en majorité, des entreprises de 50 à 500 personnes puis de 500 à 5000.
A bientôt;
Lucie Caubel
ANDCP
Merci Lucie pour ces précisions sur votre panel.
à bientôt.