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Agent secret, un métier presque comme les autres
Par FmR le mardi 6 novembre 2007, 16:34 - Métiers à découvrir - Lien permanent
Agent secret, un métier qui fait rêver… Pourtant les candidats ne se pressent pas aux portes de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure). Plus que jamais, les métiers du renseignement sont loin des clichés véhiculés par le cinéma ou les romans de gare. Ces emplois très spéciaux demandent des compétences techniques et linguistiques très pointues. D’où une certaine pénurie de candidats à l'instar des autres secteurs «en tension», comme le BTP ou l’informatique. Si la comparaison s’arrête là, l’espionnage à la française (on dit «renseignement» de nos jours) manque cruellement de bras et de cerveaux. C'est un fait.
Selon La Tribune, la DGSE est ainsi en panne de recrutement et « 80 postes sont restés vacants en 2007 ». Le manque de compétences rares n’explique pas tout, selon cet article , les salaires ne seraient pas mirobolants... Pas de quoi se payer des Martinis Dry à chaque sortie, encore moins des virées au casino au volant d’une Aston Martin. Décidément le mythe de l'agent secret flambeur a du plomb dans l'aile ! Les 4.406 salariés de la DGSE (dont les 2/3 sont des civils) sont des fonctionnaires presque comme les autres, avec un concours d’entrée et trois catégories. Pour en savoir plus, il suffit de se rendre sur la rubrique recrutement du site de la DGSE. Vous y trouverez toutes les infos sur les profils et les carrières. Comme pour n’importe quel autre métier...
- (L'image est tirée du site Intelink)

Commentaires
Pour entrer à la DGSE il y a une enquête extrêmement poussée sur vous, vos proches, votre famille...
Après donc de très nombreuses vérifications, vous êtes convoqué pour une première série de tests de culture générale et de mémoire. Enfin, interviennent les entretiens et tests de motivation.
Intégrer la DGSE est plus "facile" si l'on est militaire en poste et que vous demandez votre mutation à la DGSE car le seul véritable organisme entretenant des liens permanents avec la DGSE est l'armée. Elle ouvre à ce titre une troisième voie de recrutement : un militaire désirant faire acte de candidature pour les services secrets peut la transmettre par voie hiérarchique ou, solution plus viable et plus discrète, par le biais de l'officier de renseignement de son unité.
A ce moment là, on donne un avis et tout sera analysé.
La sélection se fera en fonction du :
- grade et des états de service,
- de la formation militaire,
- de la moralité du candidat et de sa famille,
- de ses origines ethniques,
Le recrutement, quelle que soit sa forme, est soumis à l'approbation du service de sécurité de la Maison, au terme d'une enquête d'habilitation de plusieurs mois.Cette procédure reste un facteur de découragement pour le recrutement externe dans la mesure où nul n'est sensé connaître par avance les résultats de cette enquête, ce qui décourage les candidats les plus brillants auxquels des places sont offertes (Silberzahn).
Au regard de cette procédure de recrutement, nous pouvons avancer que seuls les individus les plus motivés, après avoir réussi le concours d'entrée et répondu aux tests d'aptitude psychotechniques les plus poussés sont, au terme d'une année de patience, susceptible de suivre la formation d'agents des services secrets. Cela constitue sans doute un élément de réponse à la question initiale : comment et pourquoi devient-on agent secret ?
D'une part, les qualités premières des agents de renseignement sont la patience, le souci du détail, la mémoire, le sens de la planification et la richesse des ressources intérieures sont indispensables aux agents. Ces derniers doivent savoir quand il faut attendre que des renseignements fassent surface naturellement et quand il est préférable de provoquer une situation pour obtenir les informations voulues. L'aptitude à mémoriser fidèlement les informations et à les restituer revêt une importance capitale, tout comme la capacité à s'adapter quand un plan tombe à l'eau. Comme le savent les militaires, aucun plan ne survit au premier contact avec l'ennemi. Cet adage est particulièrement vérifiable dans le monde du renseignement.
Et d'autre part, si les connaissances générales sont évidemment utiles, les services du renseignement actuels cultivent sciemment le multiculturalisme. Les aptitudes linguistiques sont particulièrement prisées, notamment celles qui s'inscrivent dans la guerre contre le terrorisme. Les recruteurs recherchent également un esprit critique et stratégique. La capacité à rapidement assimiler des informations est tout aussi importante que le courage
Mais, dans tous les cas, le candidat à un emploi à la DGSE doit disposer de qualités bien particulières et souvent contradictoires : discrétion et curiosité, sens du contact et aptitude à la solitude, précision et imagination, rigueur et débrouillardise, prudence et audace, loyauté et duplicité, patriotisme et goût pour la diversité, intégrité morale et souplesse intellectuelle, etc... , toutes qualités qui demeurent encore insuffisantes, si elles ne s'accompagnent d'un sens élevé du service de l'État et des obligations qu'il impose.
En dehors de toutes aptitudes, la motivation et l'esprit de service de la republique sont determinants. Si vous vous engagez vous devez bien comprendre que vous serez tenu a une reserve et une distance obligatoire vis a vis de vos proches et conjoints. Le devoir doit primer ce n'est pas un metier alimentaire, mais un travail contre la mort, pour la vie, pour la Republique. songez-y.
Pour un complement d'informations rendez-vous sur le blog http://hermes001.skyrock.com , ces informations y sont enrichies, détaillées et en sont issues.
Bref, de la matière grise, encore de la matière grise et toujours de la matière grise. Futur espion, cultive-toi !