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La parité stagne dans les entreprises du CAC40
Par Priscilla le lundi 18 janvier 2010, 18:00 - L'emploi au féminin - Lien permanent
Mercredi, la proposition de loi relative à l'accès des femmes aux responsabilités professionnelles et sociales sera examinée à l'Assemblée Nationale. Elle vise à imposer une représentation plus équilibrée des femmes et des hommes dans les conseils d'administration des entreprises publiques et privées et dans différentes instances de représentation. Car les bonnes pratiques se font attendre dans les grandes entreprises, comme en témoigne le Baromètre 2010 sur la mixité publié aujourd'hui par l'agence de communication Capitalcom.
A la veille du débat, Capitalcom, cabinet de conseil en stratégie de communication financière et extra-financière dirigée par Caroline de La Marnierre, vient de diffuser son baromètre annuel de la mixité dans les grands groupes cotés en bourse. L'étude met en lumière en "stagnation quasi-totale de la représentation des femmes à tous les échelons, au sein des Groupes du CAC 40" et constate qu'"encore trop peu d'objectifs chiffrés" (seulement dix entreprises du CAC 40 s'en sont fixés en 2009). Malgré une légère progression de 2008 (6,8%) à 2009 (7,3%), les femmes représentent toujours moins de 10% des membres des comités exécutifs de ces entreprises, et dépassent à peine la barre des 10% dans les conseils d'administration avec 10,5% en 2009 (contre 10,2% en 2008).
Seulement 7 entreprises modèles !
Le principal motif invoqué pour justifier cet état de fait, l'absence de viviers de femmes potentiellement candidates à la présidence des grands groupes, est contredit par l'étude. Elle recense en effet 25,4% de femmes directrices générales contre 28,1% d'hommes, soit finalement des taux très proches. La parité est dépassée pour les effectifs totaux dans seulement sept sociétés : LVMH, L'Oréal, Société Générale, Lagardère, BNP Paribas, Crédit Agricole et PPR. Et dans trois groupes pour l'encadrement : LVMH, L'Oréal et Lagardère. Seule la Société Générale se démarque en affichant un taux de mixité supérieur à 20% à tous les niveaux : effectifs, encadrement, comité exécutif et conseil.
A la veille de l'adoption d'une loi
Mercredi 20 janvier 2010, la proposition de loi relative à l'accès des femmes aux responsabilités professionnelles et sociales sera enfin sujette à un débat à l'Assemblée Nationale. La proposition de loi dans sa version 2009 prévoyait une composition des conseils d'administration ou de surveillance des sociétés anonymes cotées à 50 % d'administrateurs de même sexe ainsi que pour échéancier de mise en oeuvre, un quota à atteindre de 20 % au terme d'un délai de 18 mois, un quota de 40 %, 4 ans après la promulgation et une parité égale à 50 % à 5 ans. Après plusieurs amendements, le quota d'administrateurs de même sexe est finalement fixé à 40% et l'échéance sera de 3 ans pour atteindre les 20%, et de 6 ans pour atteindre les 40%...
Côté de l'égalité salariale, les entreprises n'auront pas autant de temps puisque la loi prévoit la suppression des écarts de rémunération avant le 31 décembre 2010. Car au-delà de l'enjeu que constitue l'accession des femmes dans les conseils d'administration, "il ne faut pas perdre de vue les millions de femmes salariées !" rappelle Caroline de la Marnierre, Présidente de Capitalcom. "Il sera donc fondamental, à l'occasion du débat de l'Assemblée Nationale cette semaine, d'aborder la mise en conformité avec la loi sur l'égalité salariale de 2006".
Consulter le Baromètre annuel Capitalcom 2010 sur la mixité.



Commentaires
Madame, Monsieur,
Je viens de lire l'article concernant la Parité dans les entreprises du CAC40, mais je pense qu'il y a d'autres problèmes dans notre société. Je suis dans la branche comptable et j'ai déjà reçu des commentaires sexistes d'entreprises pour mon secteur.
En effet, je pense que vous voulez imposer une loi alors qu'il n'y a pas de parité dans certaines sociétés, les exemples les plus flagrants sont au Pole Emploi, dans les agences d'intérim, les organismes sociaux,... où il n'y a que des femmes. Où est donc la mixité ?
Dans un cabinet comptable de mon secteur, l'on m'a dit qu'il ne peut m'embaucher car si il y a un contrôle, il ne peut justifier qu'il n'a pas les moyens d'agrandir le cabinet pour construire un urinoir en plus des sanitaires (car femmes font tous dans la même pièce, sur le même siège). Comment prouver qu'il y a un argument sexiste alors qu'il est dans ses droits! Je ne peux que constaté que la loi protègera les femmes aux détriments des hommes.
J'ai déjà eu la réflexion par une agence d'intérim (Manpower pour ne pas la citer) que j'exerce un emploi de femmes, c'est vrai qu'être aide-comptable (même si j'ai un Bac + 5 et que j'ai fait 3 ans de CES) est un emploi pour femme, mais il n'y a plus de travail dans ma région, il faut prendre ce qu'il reste.
Au lieu de cherche un emploi au détriment des autres, il faut partir du fait que la tendance écologique concerne les nouveaux emplois, c'est pourquoi il faut qu'il y ait plus de femmes dans cette branche pour l'avenir de la planète. Vivre sous la tutelle de l'ancienne société n'est plus une référence pour la survie de la planète.
Je pense donc que la loi est inutile, ayant déjà les bases d'une société dans le style norvégien (dans les grandes surfaces, les collectivités, les services bancaires,...).
Mais comment prouver le sexisme, alors que nous n'arrivons pas à conserver l'emploi dans notre pays, la main d'oeuvre étant moins cher à l'étranger (c'est vrai qu'elle n'a pas le 13ème mois "injustifié sur le calendrier romain" et les congés payés). Il faut un agent de police pour prouver les dires sexistes.
En espérant ne pas vous avoir choqué, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Jacobins
@Jacobins : je pense que vous vous éloignez quelque peu du sujet. Nous ne voulons pas "imposer une loi", je vous rassure, si nous avions ce pouvoir, nous ne serions pas rédacteurs sur ce blog ! Ceci étant dit, je suis étonnée d'apprendre qu'aide comptable est un emploi destiné aux femmes... Bref, sachez que si vous voyez des femmes partout (pôle Emploi, agences d'intérim...), regardez d'un peu plus près les comités de direction et les conseils d'administrations de ces organismes et vous verrez que c'est faux. Mais vous avez sans doute raison : confions tous les emplois verts aux femmes, et alors peut-être arrêteront-elles de se plaindre...