C’est le livre dont tout le monde parle en ce moment… « Et pourtant je me suis levée tôt » est une immersion sans concession « dans le quotidien des travailleurs précaires » signée de la journaliste Elsa Fayner. Un travail sur le terrain comme on dit et présenté comme une tentative de réponse à cette question : «Suffit-il vraiment de travailler plus pour gagner plus ?» Les références aux discours et slogans politiques sont actuelles mais l’enquête a commencé en janvier 2007 à Lille.
L’auteure décide d’exercer plusieurs boulots précaires (télévendeuse, serveuses de hot-dogs en grande surface, femme de ménage dans un hôtel quatre étoiles…) pour vivre ces métiers de l’intérieur. Comme on peut s’y attendre le quotidien de ces travailleurs précaires n’est pas de tout repos. C’est l’horreur économique vue d’en bas avec par exemple lorsqu’elle est télévendeuse des primes de résultats ahurissantes : des tickets à gratter et des pots de confiture… On peut lire un extrait sur cette expérience sur le site de Challenges.
- «Et pourtant je me suis levée tôt» de Elsa Fayner, 15 euros, Editions du Panama (la même maison d’édition qui vient de sortir un pamphlet contre le JT de TF1).
- A lire aussi l'interview de la journaliste sur le site de la Voix Eco.
Le chiffre peut paraître énorme mais la réalité est là, 300.000 offres d'emploi ne sont pas pourvues chaque année en France. C'est un peu l'illustration du paradoxe français : de nombreux demandeurs d'emplois face à des employeurs qui n'arrivent pas toujours à embaucher. Les raisons de ce dysfonctionnement du marché de l'emploi sont nombreuses. 


Derniers commentaires