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janvier 5

2010, année du management romantique ?

Managementsansmenagement.jpgChangement d'année et de décennie... et si on passait aussi à une nouvelle ère du management ? C'est ce que propose Pascal François, plus connu sous le nom de l'Indelocalisable, dans son livre "Management sans ménagement". Un petit ouvrage décalé, sorti au mois de décembre et fruit de son parcours de "manager repenti". Revenu des dogmes et théories qu'il a lui-même été "forcé" d'appliquer pendant des années, Pascal François déconstruit, dissèque avec humour et détruit une à une les certitudes des managers. Pour mieux proposer une nouvelle vision des rapports hiérarchiques dans l'entreprise basée sur le hasard, la créativité et le désordre. En clair, un management romantique pour sortir de la grisaille industrielle.

"Petites pensées de Pascal"
Avec ce portrait en creux du manager face à son miroir, Pascal François dévoile les limites et les doutes des théories de l'organisation où tout est sensé être rationnel. Il appelle même les managers à refuser une promotion pour ne pas succomber au syndrome de Peter qui conduit à s'élever inexorablement jusqu'à son niveau d'incompétence. Sa recette ? "Ne pas aller aux pots organisés par le patron, affirmer ses idées d'extrême-gauche, ne pas ranger son bureau, faire crisser ses pneus en démarrant"... Un conseil pratique parmi d'autres à découvrir dans ces "petites pensées de Pascal". Une lecture salutaire pour les managers d'aujourd'hui et de demain.

"Management sans ménagement" de Pascal François l'indélocalisable. 138 pages, 8,50 euros. Pour le commander rendez-vous sur son blog.


décembre 11

Management : la guerre des sexes ?

Brasdefer3.jpgVu sur Le Journal du Net, l’étude «Management : ce que les femmes peuvent apprendre aux hommes... et vice versa», fait un constat intéressant. Certes, l’égalité au travail est de mise, mais il ne reste pas moins que les hommes et les femmes ont des méthodes différentes et ont à apprendre les uns des autres. Et si c’était ça la véritable parité ?

Hommes et femmes n’ont pas la même façon de manager mais n’en sont pas moins tous deux performants. Le JDN a mené son enquête sur les spécificités professionnelles de chacun, notamment d’après l’étude Hudson, et ce, selon sept thèmes parmi lesquels le leadership, le travail en équipe ou encore la vision globale. Traits de comportements forts chez les managers masculins : la prise de décision, la force de persuasion et le leadership, traits que l’on retrouve chez les femmes cadres mais qui manquent aux non-cadres.

Etre à l’écoute des collaborateurs

Concernant le travail en équipe, les femmes se montrent plus ouvertes d’esprit, et plus à l’écoute des collaborateurs que leurs homologues masculins, d’où une présence moins forte des rapports de hiérarchie. Et c’est ce modèle qui tend à être privilégié pour l’avenir, notamment avec le développement du travail collaboratif. Face à un problème, mesdames ont plus enclines à le régler en profondeur, tandis que messieurs trouveront d’abord une solution temporaire.

Améliorer son leadership

Les hommes restent cependant maîtres dans l’art de «marketer» leurs résultats tandis que les femmes les minimisent. Concernant la vision globale de l’entreprise, celles-ci ont encore à apprendre, car les études prouvent qu’elles ont tendance à se précipiter dans l’action alors que les hommes usent d'une stratégie à long terme. Enfin, sur la question du réseau social, les femmes ont peu conscience des luttes de pouvoir qui animent l’entreprise et n’osent pas miser sur leurs relations professionnelles pour avancer, contrairement aux hommes qui n’y voient pas d’inconvénient.

L’inégalité tient donc plus au comportement des femmes qu’à leurs capacités ou leurs compétences. En général, elles ne semblent pas profiter de toutes les opportunités qui se présentent à elles, par manque de confiance ou de recul (peut-être trop passionnées mesdames). S’inspirer des hommes tout en gardant altruisme et capacité d’écoute : et si c'était ça manageuse du futur ?

octobre 23

Comment rester zen pendant la crise ?

Bouddhisme.jpgLa crise force au questionnement, à la remise en cause des dogmes capitalistes et libéraux. C’est une bonne chose. «Manager au-delà du profit», tout un programme… C’est aussi le sous-titre de l’ouvrage de Lloyd Field qui donne quelques leçons de Bouddhisme pour l’entreprise… Dans ce livre préfacé par le Dalaï-Lama himself, l’auteur explique ce que les valeurs fondatrices du Bouddhisme (la simplicité, le respect de la vie, la non-violence) peuvent apporter au monde de l’entreprise. Un appel à l’éthique dans le travail qui risque de trouver un écho grandissant. Mais avant de pouvoir dire «le manager est un Bouddha», le chemin sera long.

"Leçons de bouddhisme pour l’entreprise", de Lloyd Field, Editions Maxima, 18,80 euros.